Rougegorge familier EFFECTUER UN SIGNALEMENT
Niveau de connaissances :
Classification
Nom scientifique : Erithacus rubecula (Linnaeus, 1758)
Nom vernaculaire : Rougegorge familier
Nom corse : pettirossu
Classe : Aves
Ordre : Passeriformes
Famille : Muscicapidae
Caractéristiques
Le Rougegorge familier est un passereau de petite taille. Son allure est reconnaissable, corps rond dressé sur les pattes lorsqu’il se déplace en sautillant. Le dessus du corps est brun olive et le dessous blanchâtre. Le front, le tour de l’œil, les joues et la poitrine sont orangés. Le bec est brun, fin, droit et pointu. Les pattes sont brunes.
Régime alimentaire : Le Rougegorge familier est insectivore et recherche sa nourriture au sol. Son régime alimentaire est principalement composé d’invertébrés : insectes, araignées, mille-pattes, cloportes, vers de terre et petits mollusques.
Taille moyenne : 14 cm pour une envergure allant jusqu’à 22 cm.
Poids : 16 à 22 g.
Longévité : jusqu’à 11 ans.
Reproduction : En avril, la femelle construit le nid au ras du sol, dans une excavation ou une souche, sous une touffe d’herbe ou sous une pierre, dans un amas de branches mortes ou de lierre. Le nid est composé de feuilles mortes, d’herbes, de mousse et de lichens et l’intérieur est tapissé de plumes, laine, etc. La femelle pond 5 à 7 œufs qu’elle couve durant 12 à 15 jours. Les oisillons sont nourris pendant deux semaines au nid avant de prendre leur envol et 2 à 3 semaines après l’envol. Le mâle nourrit la femelle pendant l’incubation et participe au nourrissage des poussins. Le couple peut élever jusqu’à trois couvées par an.
Localisation : Le Rougegorge familier est présent dans une grande partie de Paléarctique occidental et en Afrique du nord. En Corse, il se reproduit de 40m d’altitude dans le Cap Corse jusqu’à 1950m sur le Monte Cinto.
Habitat : Le Rougegorge familier a besoin, pour nicher, de végétation basse et touffue, fraîche et ombragée, avec un sol nu ou recouvert de feuilles mortes. Il se rencontre donc dans les bois de feuillus, de conifères ou mixtes, les taillis et bosquets, les haies denses, les bords de cours d’eau boisés… Les parcs et les jardins l’abritent aussi si la végétation est suffisamment épaisse. En Corse, il fréquente les forêts de Chêne vert et le maquis haut.
Mobilité : Migrateur partiel, les rougegorges du nord de l’Europe viennent hiverner dans le sud et l’ouest de celle-ci. En France le Rougegorge familier est majoritairement sédentaire, l’hiver la population de Rougegorge augmente donc avec l’arrivé des migrateurs. En Corse, il est abondant en migration et en hivernage.
Statuts de conservation et de protection
- Convention de Berne : Annexe II (IBE2)
- Convention de Berne : Annexe II (IBE2)
- Convention de Bonn : Annexe II (IBO2)
- Liste rouge européenne (LC)
- Liste rouge mondiale (LC)
- Liste rouge nationale (NA)
- Liste rouge nationale (NA)
- Liste rouge nationale (LC)
- Liste rouge régionale (LC)
- Protection nationale (NO3)
Problématique actuelle
L’intensification des pratique agricole, la fermeture des milieux, le risque incendie ainsi que l’utilisation massive d’insecticide sont autant de facteurs qui nuisent au Rougegorge.Un recensement des populations nicheuses et migratrices en Corse serait nécessaire afin de connaître la dynamique des populations.
Études
La reproduction du Rougegorge a été étudiée en 1991 dans la Vallée du Taravo et en Castagniccia. Une étude sur l’hivernage du Rougegorge en Corse a été réalisée en 2005. Le Rougegorge est très présent en hivernage, en particulier dans le maquis côtier. Les reprises de bagues montrent que la majorité des individus proviennent pour 46.6% d’Europe centrale (Suisse et Italie principalement), de Russie, des pays baltes et de Pologne pour 30.2% et de Suède et de Finlande pour 23.2%.
La littérature évoque une forte population hivernante. Cependant, il est possible que les effectifs hivernant en Corse diminuent sous l’action du changement climatique, des hivers plus doux dans le nord de l’Europe pouvant favoriser la sédentarisation et limiter les migrations.
Répartition
Bibliographie
- Arrizabalaga P., Fournier P., Prodon R., Seguin J.F., Thibault J.C., 2002 - L'avifaune reproductrice des futaies de pin laricio en Corse. Revue forestière française, LIV (2):131-142
- Cantera J.P., 2005 - Le rougegorge familier Erithacus rubecula en Corse. Travaux scientifiques du Parc Naturel Régional de Corse et Réserves Naturelles, 5 (62):63-68
- Faggio, G. et Jolin, C., 2006 - Surveillance de l’avifaune en période nuptiale, 60 p.
- Faggio G., Jolin C., 2005 - Inventaire de l’avifaune en période nuptiale sur cinq zones de protection spéciales en Corse (directive oiseaux 79/409), 75 p.
- Linossier J., 2016 - Listes rouges régionales UICN des oiseaux nicheurs, des reptiles et des amphibiens de Corse. Document d'étape. CEN de Corse, DREAL, OEC
- Médail F., Ponel P., Brousset L., Poher Y., 2014 - Contributions à l'inventaire de la biodiversité terrestre de l'île Cavallo (Archipel Lavezzi, Bonifacio, Corse-du-Sud)
- Piacentini J., Tibault J.C., 1991 - Données sur la reproduction de quatre passereaux "forestiers" en Corse. Alauda, 59 (3):155-162
- Thibault JC, Bonaccorsi G., 1999 - The birds of Corsica. British ornithologists' union, 171 p.
Rédaction fiche : Conservatoire d'Espaces Naturels de Corse